Jour 1 :
Paraty - Praia Do Sono - Ponta Negra
3h de marche effective - 200 m dénivelé - intensité faible
La randonnée débute par une courte ascension, puis on s’enfonce dans la forêt atlantique (mata atlantica), au cœur de "l’aire de préservation écologique de Joatinga". Nous parvenons, après une heure et demie de marche tranquille, pour l’heure du déjeuner, sur l’une des plus belles plages de la région, praia do sono. Arrêt déjeuner dans une bicoque locale, puis sieste recommandée. D’une part car le nom même de l’endroit (praia do sono, littéralement " plage du sommeil ") nous y invite, d’autre part parce que, sitôt que nous reprendrons la route, une ascension courte mais très pentue nous attend. La randonnée est moins exigeante après cette petite bosse, seule difficulté de l’étape. Nous laissons successivement praia da velha et praia dos antigos avant de parvenir, après 1h30 de randonnée supplémentaire au village de pêcheurs de Ponta Negra. Nous nous posons pour la nuit dans ce hameau de bout du monde, au creux d’une crique où le seul bruit est celui des vagues qui viennent mourir sur la plage de sable blanc.
Jour 3 :
Ponta Negra - Martins de Sa - Pouso De Cajaiba
6h de marche effective - 650 m dénivelé - intensité forte
Nous reprenons notre parcours vers la presqu’île de Joatinga et entamons la journée par une sérieuse ascension (dénivelé positif ininterrompu de plus de 500 mètres), au cœur de la forêt tropicale (2 à 3h de montée). La descente nous permet de souffler. Nous poursuivons pendant près de 2 heures le long de la côte de la presqu’île de Cairuçu. Le sentier, souvent, surplombe la mer, offrant ainsi des points de vue sans pareil sur le bord de mer, avant de parvenir à la plage de Martin de Sá, une superbe langue de sable ouverte sur l’océan et connue comme l’un des meilleurs spots de surf de la région. Les surfeurs viennent jusque là par les sentiers escarpés, leur planche et leur tente sur le dos, pour profiter de vagues puissantes et constantes tout au long de l’année. L’itinéraire quitte le littoral et nous nous enfonçons dans les terres, dans la réserve écologique de Joatinga, pour rejoindre l’autre versant de la presqu’île. Il nous faut 1h30 pour rejoindre le village de Pouso de Cajaiba, posé sur les berges d’une autre plage de carte postale. Fin de journée libre.
Jour 4 :
Pouso De Cajaiba - Praia Grande - Saco do Mamangua
6 à 7 h de marche effective - 550 m dénivelé - intensité forte
Le sentier longe la côte, sur le versant habité de la presqu’île de Joatinga. Les villages, les rencontres et les plages se succèdent jusqu’à praia Grande… un kilomètre de sable fin léché par une eau turquoise. Tout près, une lagune d’eau cristalline et une cascade offrent au randonneur repu un endroit parfait pour un repos bien mérité. On profite un peu de la plage avant de repartir. La montée est abrupte (550 m de dénivelé), un sentier étroit et parfois incertain nous conduit vers la réserve de Mamangua, certainement l’endroit le plus sauvage de la région. Il s’y dégage un parfum d’aventure. Du col, nous découvrons l’étroite et profonde baie qui affiche des airs de fjord scandinave. Arrivés à la plage do Engenho, un bateau nous achemine de l’autre coté de la baie, vers le "refugio do Mamangua", où nous sommes reçus par Paulo, écrivain-biologiste, et Cristina, son épouse. Installés ici depuis 10 ans, ils mènent une étude sur l’équilibre entre un ecosystème fragile et son interdépendance avec les activités humaines (pêche, ostréiculture, agriculture, tourisme …). Avec un peu de chance, ils seront disponibles lors de notre passage et nous feront partager leur réelle passion de la région. Ils nous accueillent dans leurs chalets, au confort simple (pas d’électricité, mais douche chaude) mais à la tranquilité garantie.